La Fondation Louis Vuitton

L’été a été l’occasion de divertissement mêlant culture et technologie, que nous offre également la Fondation Louis Vuitton, voisine de l’École de graphisme Garti. Elle a été créée par le groupe LVMH et Bernard Arnault et se situe dans le bois de Boulogne, à proximité du Jardin d’acclimatation, célèbre parc de loisirs inauguré par Napoléon III le 6 octobre 1860, dans le 16e arrondissement de Paris, le long du bois de Boulogne et Neuilly-sur-Seine.

La fondation Louis Vuitton présente un aspect particulier avec ses 12 voiles de verre de superficie de 13 500 m2 au total, ses 19 000 plaques de Ducal (béton blanc fibré), ses 11 galeries d’exposition et son auditorium.

Mais sa création a été encore plus spectaculaire étant donné la complexité de la construction entre 2008 et 2014. L’édifice a été réalisé par Frank Gehry qui est un architecte américano-canadien, auteur du fameux Musée Guggenheim de Bilbao, et considéré au début du XXIe siècle comme un des plus importants architectes vivants. Afin de créer ses projets très innovants au niveau technologique, Frank Gehry et les équipes liées au projet, utilisent un logiciel qu’il a lui même développé pour répondre aux nombreuses contraintes techniques. C’est donc un outil unique qui est utilisé pour des projets uniques : Digital Project, un logiciel 3D développé par Gehry Technologies, une société informatique détenue par Frank Gehry, à partir de l’outil Catia de Dassault systèmes.

Digital Project fait aujourd’hui partie des logiciels d’architecture les plus connus comme AutoCad (logiciel de dessin technique pluri-disciplinaire de la société Autodesk), TurboCad, 3D Turbo ou SketchUp qui est un logiciel de modélisation 3D.

La particularité du logiciel Digital Project est d’avoir ajouté à CATIA, logiciel plutôt destiné à l’industrie, une interface dédiée à la conception architecturale.

L’architecte Frank Gehry conçu la plupart de ses réalisations depuis 1995, sur le logiciel Catia de Dassault systèmes. Par la suite, il a l’idée de développer son propre logiciel, Digital Project, qui a notamment servi dans la réalisation du Stade national de Pékin et donc de la Fondation d’entreprise Louis Vuitton.

Comme pour les autres construction, tout a commencé pour la Fondation Louis Vuitton par la réalisation de nombreuses maquettes en bois, plastique et aluminium afin de représenter les lignes et les formes, faisant naître progressivement le bâtiment. Sa couverture est constituée d’une enveloppe de verre, un assemblage de 12 blocsq que l’on appelle iceberg ».

Des plans en 2 dimensions n’auraient pas permis de réaliser un tel projet. C’est pourquoi il a été nécessaire de développer le logiciel Digital Project, qui intervient donc après l’étape des maquettes en assistant Frank Gehry qui peut ainsi imaginer des formes complexes. Les résultats sont partagés par les différentes équipes qui travaillent simultanément sur un modèle commun : le BIM (Building information model ou Modélisation des données du bâtiment ). Grâce au BIM choisi, 60 corps d’état nécessaires à la construction de la Fondation Louis Vuitton ont ainsi pu être coordonnés.

Les maquettes sont scannées et parfois re-matérialisées grâce à l’impression 3D afin d’être modifiées. Le logiciel 3D Digital Project permet également aux ingénieurs d’entreprendre les études techniques de faisabilité.

Ajoutons que l’aspect environnementale a été intégré à la fois dans la construction avec un chantier propre durant les travaux et un choix de matériaux à faible impact environnemental. L’impact sur l’environnement est devenu un élément indispensable à prendre en compte même dans les projets «assistés par ordinateur».

Révolution numérique avec le remake du Roi Lion

Le Roi Lion a dépassé en France les 5 millions d’entrées et le milliard de dollars au box office, après seulement trois semaines dans les salles. La particularité de ce « nouveau » dessin animé , qui est en fait un remake, est qu’il a été tourné dans un environnement complètement virtuel .

Le Roi Lion, réalisé par Jon Favreau, fait partie des remakes de Disney de ses propres dessins animés (Le livre de la Jungle, La Belle et la Bête, Dumbo, Aladin). Le processus utilisé est celui du « live action » qui consiste à faire évoluer des acteurs dans des décors virtuels, à l’aide de la photographie au lieu de l’animation.
Le processus du « live action » peut combiné plusieurs méthodes avec de vrais acteurs et des décors et personnages créés sur ordinateur en modèles numériques et images de synthèse. Le personnages féériques et les animaux sont animés par motion capture à l’aide d’un acteur qui reproduit les mouvements.

La particularité du Roi Lion

Ce qui fait la spécificité du Roi Lion est qu’il n’y a aucun personnage humain mais que des animaux. Aucun acteur a donc participé au tournage et les animaux et les décors ont été créés sur ordinateur. Mais ce remake du Roi Lion est bel et bien un film d’animation réalisé dans les mêmes conditions qu’un film classique.
Pour réaliser un tel projet cinématographique, il a fallu faire appel à l’une des plus grandes sociétés d’effets spéciaux du monde : MPC Movie, qui a beaucoup contribué au succès des films d’Avengers des studios Marvel.
Le studio de post-production MPC Movie a donc créé un plateau de tournage virtuel à 360° dans lequel la réalisation a été effectuée exclusivement en réalité virtuelle. L’équipe de tournage a ainsi pu faire ses repérages en VR sur les images filmées avec de vrais paysages et de vrais animaux sauvages en Afrique et aux États-Unis, et même dans le propre parc zoologique de Disney. Les personnages et les décors ont d’ailleurs été créés numériquement à partir de ces images. Les équipes de tournage ont également imaginé l’installation du plateau, toujours virtuel rappelons-le, en plaçant les caméras, les stabilisateurs de prises de vue, les chariots et les grues en fonction des différents plans.

Le tournage

La méthode virtuelle du Roi Lion a permis au directeur de la photographie d’utiliser les techniques de tournage traditionnelles avec une caméra virtuelle, des objectifs virtuels et des lumières virtuelles.
Le tournage a donc pu être réalisé dans les mêmes conditions qu’un tournage de film classique, mais sans caméra. L’objectif était de reproduire les effets de mouvement des cameras sur le plateau de tournage virtuel grâce au système OptiTrack, qui permet de capturer les mouvements pour les films, les jeux et l’entraînement sportif.

Ce qui était censé être la caméra était, en réalité, une représentation d’une caméra qui capturait une action se déroulant dans la réalité virtuelle. Avec la couverture d’OptiTrack, la caméra pouvait être manoeuvrée à la main ou sur un Steadicam. Le chariot et la grue étaient codés pour indiquer l’emplacement de la caméra sur la voie ou à l’extrémité du bras de la grue.

Cette révolution virtuelle va donner des idées à d’autres domaines en forte croissance, qui ont des besoins de plus en plus pointus au niveau du graphisme,

Le graphiste jeux vidéos

Avec Assassin’s Creed, Bayonetta 1&2, Detroit : Become Human ou Call of Duty, les jeux vidéos se sont énormément développés depuis 30 ans et le métier de graphiste jeux vidéos a suivi le pas. Il a même un rôle très important puisqu’il donne aux jeux vidéos leur univers et leur attractivité. Le graphisme fait effectivement partie des principaux critères qui font la popularité des jeux vidéos : thème, fluidité et donc graphisme. Les graphismes sont devenus de plus en plus réalistes et donnent l’impression de visionner un film, voire d’être à l’intérieur du film. Depuis quelques années, les jeux vidéos ont trouvé un nouvel essor avec le mobile et ses spécificités au niveau du graphisme.

Le métier de graphiste jeux vidéos

Le graphiste de jeux vidéos doit avoir plusieurs compétences graphiques et logiciels. Il doit d’abord dessiner les principaux éléments graphiques du jeu tout en respectant son univers : interfaces, boutons, personnages, décors. Il crée ensuite ces éléments sur ordinateur et c’est à partir de ce moment que les personnages prennent vie. Après validation du directeur artistique, les différents éléments vont effectivement être modélisés en 2 ou 3 D afin de donner un rendu et des effets réalistes. D’un point de vue plus technique, le graphiste crée ensuite des textures qui seront mise en relief grâce à la technique du bump mapping pour rendre le jeu plus fluide. Il s’agit d’une technique très utilisée en infographie pour donner du relief au modèles 2D ou 3D et donc également aux textures. Les interfaces de programmation DirectX et OpenGL sont les plus utilisées dans le domaine du bump mapping.

Toujours sous la direction du directeur artistique, le graphiste jeux vidéos travaille avec le scénariste, le développeur, le sound designer (son et musique), le level designer (réalisation des niveaux) et le testeur avec un objectif commun : la rapidité de chargement et la fluidité du jeu. Le graphiste jeux vidéos peut également être spécialisé dans la conception de certains éléments du jeu vidéo et maîtrise dans ce cas des logiciels spécialisés comme Photoshop pour la 2D et 3ds Max (logiciel de modélisation et d’animation) pour la 3D. Il doit avoir des compétences artistiques et techniques, être très créatif et maîtriser des outils informatique comme la tablette graphique. Plus il a du talent, plus il pourra apporter des propres idées à ses créations.

Les entreprises qui emploient le graphiste jeux vidéos

Les grands éditeurs de jeux vidéos et les studios de création sont américains, japonais et français comme UbiSoft basé à Montreuil (entreprise française de développement, d’édition et de distribution de jeux vidéo, créée en mars 1986 par les cinq frères Guillemot et présente à l’internationale). Les graphistes jeux vidéos les plus talentueux travaillent donc chez les éditeurs et studios de création ou en tant que freelance. Les besoins en graphisme dans le monde de l’animation sont également présents dans certaines maisons d’édition et agence de communication et publicité ou au cinéma et les séries télévisées. Les autres métiers liés à l’animation sont le character designer (ou concepteur de personnages), le modeleur 3D (mise en volume par simulation des objets), le sculpteur digital (sculpture 3D), ou le concept artist (met en images les directives données par le directeur artistique). Au délà des jeux vidéos et avec les dessins animées et leurs techniques de création de plus en plus sophistiquées, les graphistes ont un bel avenir devant eux.